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le 28 mai 2023
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Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
Comment changer sans pour autant perdre sa personnalité et son originalité ? Jusqu'alors, les romans de Robert Seethaler se ressemblaient : récits au style minimaliste dans l'évocation d'existences existence presque banales ou de lieux affectés par le passage du temps. La Rue n'est pas un livre si différent, mais sa forme chorale et son vocabulaire plus leste, de même que son humour modifient un peu la donne. On ne sait pas toujours qui dit quoi ou qui répond à qui dans cette chronique d'une année entière, au plus près de ses habitants qui vont et qui viennent : un libraire, une fleuriste, une maison de repos, un café, etc. C'est la vie qui va, avec des étrangers qui s'installent et suscitent la méfiance et des promoteurs qui entendent faire de cette rue populaire un endroit à la mode. Les personnages sont endeuillés, amoureux, en colère ou suicidaires, leurs voisins commentent et jugent, rient ou s'alarment. Et c'est ainsi que l'écrivain autrichien enregistre le quotidien, l'anodin comme l'extraordinaire, toujours proche des êtres les plus modestes, dans leurs rêves, leurs désillusions et leurs chagrins, tissant une humble fresque universelle, mélancolique et amère, sur la condition humaine.
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il y a 2 jours
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le 28 mai 2023
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