La trilogie Steampunk est la réunion de 3 nouvelles, ayant pour lien le XIXe siècle et le fantastique. La première nous projette dans les rues boueuses de Londres, la deuxième se déroule aux Etats Unis, dans les états du Sud et la dernière retourne en Angleterre, mais dans un décor champêtre.
L'ensemble remplit son cahier des charges : uchronie, anachronisme, mutants, référence à d'autres auteurs de fantastique (dont une énorme de Lovecraft), descriptions scientifiques, réalité et personnages historiques. Tout pour plaire au fan de base de Steampunk.
Seulement, lorsque l'on gratte un peu ce vernis, on se retrouve avec 3 farces alourdies par un style volontairement prétentieux. Du coup, malgré quelques bonnes idées et des personnages secondaires intéressants (l'homme au nez d'argent, le Capitaine Stormfield), on se fait un peu chier. La non enquête de la première nouvelle passe plutôt bien, grâce à une apathie proche du flegme du personnage principal, mais la deuxième coule complètement par le racisme sans teinte du professeur Agassiz (et sa dénonciation puérile de la part de l'auteur) et la troisième se morfond avec des personnages et des intrigues sans intérêt.
Je conseillerais donc d'éviter cette trilogie, à moins de vouloir réviser les gammes du mouvement Steampunk.
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