La vallée de Bernard Minier, présentationEn pleine montagne, il va mourir d’hypothermie, assassiné.Randonnée en pleine montagne pour Kamel qui va également être assassiné. On lui a enfoncé un poupon dans le ventre.Servaz est suspendu. Il est amoureux de Léa. Gustav, son fils, a des soucis à l’école.Avis La vallée de Bernard Minier#Servaz6Et un nouveau tome avec Martin Servaz, qui fait l’objet d’une mesure disciplinaire. Il a dû rendre son arme, son insigne. Il est mis à pied et ne doit avoir aucun contact avec ses fidèles lieutenants. Il attend la décision de la justice au pénal et celle de ses pairs. Sera-t-il définitivement licencié de la police, sans prétendre à ses droits à a retraite ? Un sacré souci pour Martin qui doit, également, élever son fils Gustav, se rapprocher de lui, le comprendre, lui indiquer qu’il l’aime. Heureusement que de ce côté-là, Martin n’est pas tout seul et qu’il est aidé. Très impliqué dans son travail, Martin est tout aussi impliqué pour sa famille, même s’il ne le montre pas forcément et qu’il doit se laisser aller. Martin est également amoureux de Léa, jeune femme médecin, qu’il a rencontré lorsque Gustav avait besoin d’être suivi. Martin traîne un lourd passé sentimental. L’amour de jeunesse, mère de Gustav, Marianne n’a toujours pas été retrouvée et c’est comme une plaie jamais cicatrisée. Léa est au courant de tout ça. Martin est également assez jaloux et se questionne pas mal sur sa relation avec Léa et les relations qu’elle peut avoir avec d’autres hommes.Martin, une nuit, reçoit l’appel d’une femme, en détresse. Très vite, il comprend que c’est Marianne. Mais la communication passe très mal. Il comprend que Marianne s’est enfuie et qu’elle l’appelle au secours. Martin va donc se précipiter dans la vallée, pied au plancher, sans en avertir qui que ce soit, notamment la police car Marianne a été claire. Martin sent l’urgence d’agir mais il ne sait pas comment faire. Il va être aidé par les prêtres d’une abbaye en plein milieu d’une forêt. Mais ils ne trouverons rien. Pendant ce temps, un deuxième horrible meurtre a lieu. La gendarmerie locale est complètement dépassée et manque de moyens. Par conséquent, l’enquête a été confiée plus haut. Martin retrouve Irene, huit ans plus tard. C’est comme s’ils s’étaient jamais quittés. Ils vont travailler d’arrache pied, main dans la main, pour retrouver l’auteur des crimes. Martin sera plus consultant car il est toujours suspendu. De plus, un éboulement qui s’avère criminel va isoler le paysage de tout.Un roman mené tambour battant, avec de nombreuses pistes et des personnages qui donnent pas mal de sel à l’histoire. Une psychiatre qui prend tout le monde de haut, très belle femme et qui suit de nombreux patients. Un abbé qui semble savoir quelque chose. Des hommes qui commettent des actes impunément. Des enfants, des jeunes qui trinquent de leur situation familiale et qui peuvent être facilement influençables. Bernard Minier détaille le quotidien des forces de l’ordre, leurs difficultés à exercer leur travail, leur métier. Surtout que de plus en plus, la société est haineuse et n’hésite pas à se soulever. L’union fait-elle vraiment la force ? Un roman très documenté également en ce qui concerne les trafics de drogue et également les suivis psychiatriques de patients. C’est également la problématique du travail des maires. Ils doivent faire face à tout, rendre compte à leurs administrés, leur garantir la sécurité, la possibilité de vivre correctement. Les personnages sont extrêmement bien travaillés et représentent tout ce que l’on peut trouver dans la société. La résolution de l’enquête montre l’horreur à l’état brut. Le paysage, l’isolement, les rappels aux anciens romans rendent l’atmosphère pas forcément respirable.Pas un coup de coeur mais un très bon roman.