Oui, il faut accepter un peu le postulat de départ si on veut se plonger dans Le bouc-émissaire. Car on a bien du mal à croire qu'un anglais (pourquoi aller chercher un anglais ?) puisse se faire passer pour un comte français qui serait son sosie. Mais bon, passons. Si on accepte pas ça, autant reposer le roman.
Comme toujours, j'ai trouvé l'écriture de Daphné du Maurier très vivante et très plaisante, il y a quelque chose de résolument moderne et de catchy dans sa façon d'écrire une histoire. Je trouve cependant que Le bouc émissaire manque peut-être d'un fil rouge, car si on prend plaisir à voir comment John singe la vie de Jean (ou la change), j'aurais aimé qu'il puisse y avoir une sorte d'objectif final. Le roman m'aurait un peu laissé sur ma faim si la fin, justement, ne m'avait pas joliment convaincue. Elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais j'ai trouvé très intéressants les choix menés par l'autrice et différents de ce à quoi je m'attendais.