Camut et Hug sont des sadiques vis à vis de leurs lecteurs et rarement un titre n'aura été aussi bien choisi...
ça me rappelle la blague sur le purgatoire (je vous la fais en version courte) : le mec qui vient de mourir qui a le choix entre l'enfer (il voit des gens subir tortures, viol, etc. bref formule all-inclusive chez Satan, dans un décor de flammes et de cris) et le purgatoire (tout le monde debout avec de la merde jusqu'au cou) et qui choisit bien évidemment le purgatoire. En arrivant là-bas, 5 min après qu'il se soit installé, le surveillant du purgatoire donne un coup de sifflet et dit "Fin de la pause, tout le monde se remet à genoux".
Ben voilà l'effet de l'intrigue sur les personnages et sur le lecteur qui s'est enfilé 3 pavés de plus de 600 pages chacun pour en arriver là. Tu pensais en chier? Avec ce tome 3, tu n'as encore rien vu...
Le traitement ressemble ici à celui mené sur la précédente saga de Kurtz (Rémanence, Stigmates & Co) mais en nettement plus noir : pas d'échappatoire, pas de pitié et pas de happy ending possible.
Le Calice jusqu'à la lie, oui mais si en plus ce calice-là ne passe pas par les voies naturelles... t'as intérêt à être souple ou à aimer la souffrance !