J’avais beaucoup d’attentes en commençant ce livre, puisqu’il a reçu beaucoup de très bonnes critiques et est même devenu viral sur le booktok, et j’avoue ne pas avoir été déçue. En effet, c’est un mythe célèbre et il y a peu de livres qui sont aussi accrocheurs alors qu’on en connaît déjà la fin avant même d’en avoir lu la première page. Le mythe original est très bien vulgarisé et magnifiquement romancé, et l’amour entre Patrocle et Achille reste plus que plausible aux vues du mythe original, et redécouvrir ce héros de la mythologie sous un angle plus romantique qu’épique, et donc plus humain que dieu, est extrêmement intéressant. De plus, de nombreuses comparaisons et métaphores nous plongent dans l’univers autant stylistiquement que de part le contenu, comme par exemple des extraits tels que « La masse mouvante de soldats hurlants avalait une rangée d’hommes après l’autre, tel Charybde » qui sillonnent le texte. De plus, on a toujours beaucoup plus entendu parlé de l’Odyssée que de l’Iliade et Achille est un de ces héros simples souvent jetés à la trappe, au profit d’autres à l’histoire plus dense comme Hercule ou Thésée par exemple, il est donc agréable de le découvrir plus en détails avec un roman qui lui est dédié.
Le développement des personnages est également excellent, avec la figure de Patrocle qui évolue et s’étoffe constamment et celle d’Achille qui est plus constante mais connaît un véritable essor vers la fin du livre.
Encore une fois on connaît la fin dès le début, mais elle m’a quand même tiré les larmes grâce à la qualité du récit et le côté communicatif des sentiments des deux personnages principaux, de qui la tristesse nous transperce. Et l’épilogue arrive à nous surprendre avec une poésie mystique qui est aussi émouvante que la fin de l’aventure en soi. Un livre à recommander !