Aussi passionnant que le premier tome.
Et mieux construit, car ici les épisodes s’enchaînent avec suspense ( alors que dans le premier les périodes Marseille et Italie semblent disjointes, résultat du fait que Dumas y a recyclé des histoires déjà écrites auparavant et remaniées pour élaborer un roman en trois parties).
Au final, un vrai chef d’œuvre de style, d’intrigue, d’évocation du Paris des années 1830 et de la bourgeoisie parisienne de l’époque.
Le roman pose aussi des questions de fond, comme “l’argent permet-il tout ?” ou “peut-on vivre uniquement pour la vengeance et être heureux ?”. Non, car Monte Cristo est en fait malheureux, tourné vers le passé, obsédé par la vengeance, et il est incapable d’aimer à nouveau Mercedes.
Il va donc évoluer du talion au pardon, regretter certains décès (le fils de Mme de Vilfort), et épargner les dernières victimes après les avoir ruinées (Danglars). Et surtout il va réaliser qu’il va peut-être pouvoir aimer à nouveau et enfin faire des projets d’avenir.