Un très court roman (une fois n'est pas coutume) de Dostoïevski dans lequel il raconte les mésaventures d'un homme qui se retrouve avalé par un crocodile qu'il était allé voir avec son épouse pour se divertir avant d'entamer un voyage pour l'Europe.
On est assez surpris de ce que propose l'auteur puisqu'il navigue ici dans les eaux du burlesque, de la fable allégorique. L'histoire est incongrue mais on comprend bien que Dostoïevski s'en sert pour imager son propos sur le libéralisme, le progressisme, sur l'apport ou l'influence néfaste des capitaux étrangers sans l'économie russe voir la société.
Le personnage avalé se voir devenir conférencier auprès des gens de la haute, sa femme en profite pour l'oublier et se tourner vers d'autres, le propriétaire du crocodile ne pense qu'à l'argent... seul le narrateur tente de comprendre et démêler cette situation ubuesque.
Une farce plutôt attrayante et qui à le bon goût de ne pas s'éterniser pour un résultat au final drôle et intéressant.