Le Facteur
7
Le Facteur

livre de David Brin (1985)

Miser sur le mauvais facteur Cheval.

David Brin. C'est mon premier bouquin de toi et je suis déjà déçu.

Sérieusement, c'est quoi cette fin ?

Tu commences ton bouquin en orientant le récit vers un mode crépusculaire où un facteur devient plus qu'un métier dans ce monde post-apocalyptique.

Tu finis ton histoire avec une guerre bien rangée entre résistants pathétiques et une bande de mercenaires fiers-à-bras où tu culmines avec une confrontation finale entre deux super soldats dans la nuit noire et un lampadaire.

Et entre tout ça, tu distilles une tisane de vomi féministe où ça n'arrête pas de philosopher sur les vrais auteurs de la guerre, et les femmes qui pourraient sauver le monde de demain.

Le tout mixé ensemble ne réussit pas à être trop cohérent, surtout quand vous mixez deux nouvelles à l'origine pour en faire un roman, et finissez par chercher quoi raconter ensuite afin de finaliser l'histoire. Le personnage finit par devenir héroïque à la fin alors qu'il mangeait la poussière dès le début et ce, en deux ou trois ans seulement.

Et voilà, vous avez le Facteur... 500 pages écrites dans une prose épurée mais lancinante où tu sens que l'auteur n'est pas confiant dans ce qu'il écrit alors il préfère en faire des couches plutôt que de préciser sa pensée, ou bien d'abréger l'action tout simplement.

Tout ça pour se rendre compte que David Brin, n'est pas très original dans son histoire puisqu'il a pioché dans les mythes et histoires folkloriques son inspiration. Cela finit alors par devenir lassant quand on a le droit à l'énième allégorie au magicien d'Oz, l'énième référence à la pythie de Delphes, l'énième porte ouverte de Lysistrata, ce qui finit par rendre l'histoire... prévisible.

Franchement, je comprends mieux pourquoi Kevin Costner l'a adapté après Waterworld... Il fallait bien une autre histoire cliché pour Hollywood et son public de demeurés, qui finalement, par hypocrisie, rejettera ce film et pas les autres...

Forcément. Celui-là, fut de trop.

C'est ce qui s'appelle, miser sur le mauvais Facteur.

Diegressif
4
Écrit par

Créée

le 23 avr. 2026

Critique lue 9 fois

Critique lue 9 fois

D'autres avis sur Le Facteur

Le Facteur

Le Facteur

8

Valerie_Freefounette

le 23 juin 2019

Suivre

Bon post-apo.

J'ai passé un très bon moment de lecture aux côtés du héros idéaliste et pourtant bien adapté à son monde post-apocalyptique, puisque voilà plus de 10 ans qu'il y survit, seul, sans faire partie...

Le Facteur

Le Facteur

6

Elivath

le 12 janv. 2016

Suivre

Le facteur espoir

Gordon Krantz, pauvre homme perdu dans une Amérique post-guerre nucléaire, comédien ambulant qui gagne sa croûte au gré d'interprétations de Macbeth ou en chantant des vieux jingles publicitaires, se...

Le Facteur

Le Facteur

4

Diegressif

le 23 avr. 2026

Suivre

Miser sur le mauvais facteur Cheval.

David Brin. C'est mon premier bouquin de toi et je suis déjà déçu.Sérieusement, c'est quoi cette fin ?Tu commences ton bouquin en orientant le récit vers un mode crépusculaire où un facteur devient...

Du même critique

Celeste

Celeste

3

Diegressif

le 14 janv. 2019

Suivre

Les Sous-Doués Développent un Jeu ?!

Oh ! Chaud devant, étron indé à domicile ! Ou... Si vous ne voulez pas devenir un fantôme de la critique... Veuillez lire celle-ci, rendez-vous page 23 :...

La Communauté de l'Anneau

La Communauté de l'Anneau

5

Diegressif

le 5 juil. 2017

Suivre

Aïe ! Aïe ! gémit Legolas. Un Balrog ! Un Balrog est arrivé !

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas porter ma critique sur une simple phrase, ce serait injuste. La seule raison pourquoi j'ai pensé à cette phrase pour le titre, c'est parce qu'au cours d'un de...

Portrait de la jeune fille en feu

Portrait de la jeune fille en feu

1

Diegressif

le 27 sept. 2019

Suivre

Couvrez ce mur que je ne saurais voir.

Couvrons cette critique de mauvaise foi que je ne saurais voir. Halte ! Ceci est un petit message avertissant que cette critique est (il paraît) trop sexiste, homophobe pour être donnée à voir à de...