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le 23 juin 2019
SuivreBon post-apo.
J'ai passé un très bon moment de lecture aux côtés du héros idéaliste et pourtant bien adapté à son monde post-apocalyptique, puisque voilà plus de 10 ans qu'il y survit, seul, sans faire partie...
David Brin. C'est mon premier bouquin de toi et je suis déjà déçu.
Sérieusement, c'est quoi cette fin ?
Tu commences ton bouquin en orientant le récit vers un mode crépusculaire où un facteur devient plus qu'un métier dans ce monde post-apocalyptique.
Tu finis ton histoire avec une guerre bien rangée entre résistants pathétiques et une bande de mercenaires fiers-à-bras où tu culmines avec une confrontation finale entre deux super soldats dans la nuit noire et un lampadaire.
Et entre tout ça, tu distilles une tisane de vomi féministe où ça n'arrête pas de philosopher sur les vrais auteurs de la guerre, et les femmes qui pourraient sauver le monde de demain.
Le tout mixé ensemble ne réussit pas à être trop cohérent, surtout quand vous mixez deux nouvelles à l'origine pour en faire un roman, et finissez par chercher quoi raconter ensuite afin de finaliser l'histoire. Le personnage finit par devenir héroïque à la fin alors qu'il mangeait la poussière dès le début et ce, en deux ou trois ans seulement.
Et voilà, vous avez le Facteur... 500 pages écrites dans une prose épurée mais lancinante où tu sens que l'auteur n'est pas confiant dans ce qu'il écrit alors il préfère en faire des couches plutôt que de préciser sa pensée, ou bien d'abréger l'action tout simplement.
Tout ça pour se rendre compte que David Brin, n'est pas très original dans son histoire puisqu'il a pioché dans les mythes et histoires folkloriques son inspiration. Cela finit alors par devenir lassant quand on a le droit à l'énième allégorie au magicien d'Oz, l'énième référence à la pythie de Delphes, l'énième porte ouverte de Lysistrata, ce qui finit par rendre l'histoire... prévisible.
Franchement, je comprends mieux pourquoi Kevin Costner l'a adapté après Waterworld... Il fallait bien une autre histoire cliché pour Hollywood et son public de demeurés, qui finalement, par hypocrisie, rejettera ce film et pas les autres...
Forcément. Celui-là, fut de trop.
C'est ce qui s'appelle, miser sur le mauvais Facteur.
Créée
le 23 avr. 2026
Critique lue 9 fois
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le 23 juin 2019
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