Le Fléau étonne de par son propos universel : bien que sorti en 1978, le livre fonctionne dans l'ère post-COVID presque un demi-siècle plus tard.
La narration, découpée par personnage, est très fluide et sait varier les plaisirs. Chaque personnage possède un ton, un caractère bien défini, des complexes et des contradiction. Les descriptions font mouche et on se délecte du déploiement progressif du virus.
On sent la mise en oeuvre préparatoire d'une grande Aventure dans cette première partie. Même s'il ne s'y passe fondamentalement pas grand chose, les différentes saynettes sont savoureuses.
Le style varie : du gore, de l'humour, de l'action, de la réflexion. King est un des seuls à savoir manier avec autant d'aisance des styles si hétéroclites.
A lire en prenant son temps, comme une bonne série d'ambiance post-apocalyptique, une chaude journée d'été...
Tiens, mon voisin commence à tousser.