Un Hercule Poirot mais, si on excepte deux courtes apparitions au début, avec un Hercule Poirot qui ne pointe les bouts de sa moustache que lors de la deuxième moitié du roman.
Comme toute Agatha Christie qui se respecte, celui-ci se lit bien efficacement mais... Celui qui a lu plusieurs romans de la "Reine de la crime" sait que ce n'était pas la plus libérale des écrivaines mais là quand même elle y est allée un peu fort.
Le roman se déroulant et ayant été écrit juste lors de l'Après-guerre, on peut trouver légitime qu'elle se plaigne toutes les deux pages de l'augmentation impressionnante des impôts et du rationnement alimentaire ; après ça n'a jamais fait plaisir à personne et ça a au moins le mérite de nous fait plonger dans l'ambiance de cette période...
Mais par contre, les faits qu'
une servante est forcément une personne stupide, d'ailleurs ça m'a mis la puce à l'oreille niveau intrigue connaissant le côté réac de l'auteure, et qu'elle décide d'épargner un assassin à la fin, parce qu'il est socialement acceptable selon ses critères, et pas l'autre, parce qu'il ne l'est pas, c'est vraiment très très limite.
Cela m'a pas mal gâché la lecture de cet opus poirotien. On saluera quand même quelques trucs bien trouvés et que je n'avais pas vu venir comme
le coup du coup de téléphone pour que l'assassin parvienne à faire croire qu'il est à Londres.