Le Grand Livre
6.9
Le Grand Livre

livre de Connie Willis (1992)

Parlons peu mais parlons clair, c'est un très bon livre.


Oui j'ai eu des difficultés au démarrage, parce qu'il y a quelques incohérences qui m'ont un brin agacée. Mais entre temps, j'ai lu un livre nul, donc, j'avoue, me replonger dans "Le grand livre" fut un pur délice. Et ce d'autant plus que je m'étais arrêtée à l'endroit où ça commence à devenir vraiment intéressant.


Au départ, je préférais l'histoire du "présent". Dunwhorthy, Mary et Colin étant mes personnages préférés, Kivrin étant, de mon point de vue, à côté de ses pompes en tant qu'historienne. Mais au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire (bon je vous avoue qu'avec elle, jusqu'à la page 400, ça a été dur, elle a des réflexions vraiment idiotes, à mon avis (genre "elle se demandait comment ils supportaient les rats", alors qu'ils n'avaient pas le choix, d'autant moins qu'une bulle papale avait décrété les chats diaboliques et qu'on les exterminait allègrement, les anciens égyptiens étaient plus intelligents !)...), elle se révèle finalement bien à la hauteur de la situation pénible dans laquelle elle se retrouve. le père Roche, personnage le plus attachant côté moyen-âge, se révèle également un bon pasteur pour ses brebis. Les découvertes de Kivrin (sur la langue, ou les habits, notamment), sont tout à fait vraisemblables, par contre.


Ce bouquin est une bonne claque aux partisans du "c'était mieux avant", dont je ne suis pas du tout, et, je pense, relativement réaliste dans les descriptions, passées celles du début qui m'ont parues un peu exagérées. Certes les villageois étaient pauvres, mais de là à ne pas avoir un banc dans la chaumière, euh, bon. A priori d'après ce que nous avons pu voir des reconstitutions de l'époque, il y en avait quand même au moins un, une table, aussi. Les lits étaient effectivement de grands plateaux de bois à peine surélevés et couverts de paille où toute la famille dormait, favorisant ainsi, certes la chaleur animale, mais également la transmission des maladies contagieuses, hélas...


Bref, après un démarrage difficile (et un poil longuet, 400 pages sur 700, quand même), j'ai totalement adhéré et été emportée par l'histoire, tant du côté "présent" avec Dunworthy et Colin que du côté "passé" avec Kivrin et Roche.


Au final, c'est un excellent moment de lecture ! Merci aux amies babelio pour m'avoir convaincue par leurs avis de lire ce bouquin.

Créée

le 31 oct. 2016

Critique lue 487 fois

Valerie Tatooa

Écrit par

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