Boussoura était heureuse, elle avait épousé Seini, un médecin, un homme moderne préoccupé uniquement de l'émancipation de sa femme et de ses enfants, de leur épanouissement et de leur liberté. Mais cet homme n'est plus l'époux, le médecin qu'elle chérissait, Il est à présent le roi d'une chefferie traditionnelle. Désormais, plus de repas en commun, plus de nuit ensemble dans le lit conjugal. Ils vivront dans des appartements séparés, le roi se doit de respecter la religion et les traditions dont il est le garant. Un roi a toujours des concubines, même s'il n'en veut pas, on lui en donne.
Entre secrets d'alcôves, ragots, jalousies et intrigues amoureuses, l'auteure nous plonge dans la vie quotidienne d'un lieu interdit : le harem d'une chefferie musulmane, avec ses règles, ses castes, ses traditions ancestrales.
Bien que se déroulant à notre époque, ce roman sous forme de conte permet à Djaïli Amadou Amald'aborder les thèmes qui lui sont chers : la condition de la femme dans la société camerounaise, viols, mariages forcés, polygamie, une société patriarcale où la femme n'existe que pour le bon plaisir de l'homme. Un roman engagé contre l'obscurantisme dont les femmes sont les principales victimes dans le monde.