Un livre très court qui ne peut que survoler le sujet mais donne quelques repères et de quoi se constituer une playlist. L’auteur parle moins de la musique en tant que telle que de sa place dans la société (conditions sociales, engagement politique, industrie du disque…) ; il est assez paradoxal de voir comment cette musique venue de la rue et des « bas-fonds » s’est progressivement embourgeoisée et a été absorbée, assimilée par la culture blanche au point d’être étudiée aujourd’hui dans les universités et les conservatoires, et de remplir finalement la même fonction de « distinction sociale » que la musique classique. Autre point intéressant : l’idée que le foyer de création et d’innovation dans le jazz s’est en partie déplacé des Etats-Unis vers l’Europe avec l’intégration d’influences orientales ou des musiques de l’Est.