J’étais totalement en admiration lorsque j’ai commencé à lire ce livre. Tout était parfait : l’ambiance, les personnages, les références …
J’étais tel Richard quand il a rencontré ce fameux groupe d’élèves étudiant le grec. C’était phénoménal, j’étais vraiment pris dans cet univers.
Il y a cependant certaines choses qui m’ont titillé … je n’ai pas apprécié quand certains passages évoquaient du racisme. Je me suis carrément demandé si l’autrice était raciste… vu l’époque dans laquelle elle l’a écrit ça ne m’étonnerait pas malheureusement et je suis assez déçu par ce point. Je pense qu’on peut montrer certaines choses, il faut absolument exposer tous les faits de racisme qui existent depuis trop longtemps … c’est affreux tout ce qu’il se passe aujourd’hui et on oubliera jamais tout ce qui se passe…
Mais dans ce livre, j’ai trouvé que c’était vraiment très mal « exposé ». Je pense sérieusement que l’autrice était raciste …
Dernier point, le personnage de Camila m’a profondément marquée et attristée … elle n’a pas beaucoup pris la parole et était très utilisé par tout les autres… Son personnage aurait dû être plus travaillé et mis en valeur… Surtout qu’il s’agit d’un personnage féminin, les autres personnages féminins ne sont pas du tout mis en valeur non plus …
Bref en tout cas, j’ai quand même été déçu par quelques perspectives mais je me dis aussi que ça devait sûrement faire partie de l’histoire. J’aurais dû m’y attendre : on suit un groupe de six (enfin cinq) élèves (extrêmement élitistes et privilégiés) étudiant le grec qui n’ont aucune idée du sens moral des choses. Ils sont complètement déboussolés et déconnectés de la réalité ce qui ajoute vraiment ce côté très « sombre ».