Ce roman m'a beaucoup appris.
On y suit les aventures d'Alexandre Psar, un fils d'émigré russe qui s'est engagé à tenir une promesse de son père : quitter Paris et la France pour revenir, après avoir fui pendant la révolution soviétique, en Russie.
L'Union Soviétique ne va cependant pas accepter sa demande de retour, mais lui propose cependant un marché : travailler secrètement pour elle afin de gagner son ticket de retour vers la mère Russie.
Alexandre Psar devient ainsi agent d'influence soviétique.
Sa mission ? Utiliser son métier d'agent littéraire -créé pour l'occasion- afin d'influencer l'opinion publique française.
Ce qui m'a frappé dans ce livre n'est pas tant la volonté d'influencer l'opinion que les méthodes employées pour atteindre ce but.
C'est à dire faire baisser les standards des éditeurs pour faire forcer la publication d'ouvrages intellectuellement pauvres.
En effet, plus que simplement influencer l'opinion, Alexandre Psar et ses chefs abaissent l'exigence intellectuelle française en promouvant avec succès des livres peu qualitatifs qui contiennent des théories douteuses et fallacieuses.
On peut dresser un parallèle avec ce que nous vivons aujourd'hui.
L'union soviétique a cependant été remplacée.
Non pas par un autre état, mais par des milliardaires bien français, qui rachètent à tout va les maisons d'édition.
Ces derniers ne s’embarrassent pas de proposer de bons livres. Le seul critère étant que les livres publiés et promus tapageusement ne doivent pas leur nuire, voire même directement promouvoir leurs idées.
Depuis les années 80 et la publication de ce livre jusqu'à aujourd’hui, l'exigence intellectuelle en France n'a cessé de chuter.
La seule question que l'on peut se poser maintenant est jusqu'où elle va descendre.