Le Bon : Le Petit Prince lui-même, personnage qui restera toujours fictionnel, décrit comme virginal, innocent et candide. Une utopie personnifiée qui ne trompe pas même un enfant, conscient comme vous et moi qu'il ne s'agit que d'une histoire délirante, rien de plus.
La Brute : L'auteur, prêt à mettre en scène toutes les étapes et traumatismes de la vie derrière un pseudo-voile imaginaire. Déception amoureuse, mort, alcoolisme, Saint-Exupéry était-il conscient de cette violence symbolique infligée à nos jeunes têtes blondes ? Un tel excès de noirceur me convainc que oui, en définitive.
Le Puant : Celui qui glorifie cet ouvrage, suivant avidement ce qu'il a entendu à son sujet, réitérant cette louange qu'il ne comprend même pas. Celui qui pense "voir avec le coeur" et recherche une signification philosophico-moraliste là où il n'y a que grand guignolesque et manque de réelle inspiration.