Il était tranquille , il était peinard le Jonathan Noel (" ... a bien choisi . ses chansons sont des pavés , des brulots qui donne des ailes à des marmots ") posant l'oreille dans la porte de sa chambre de bonne , tout en ayant la certitude que le couloir n'était pas occuper par ses voisins se dirigenant librement au toilettes . Et à peine tourna t-il le verrou de sécurité de la droite de la poignée de serrure , il vit devant sa porte posé à moins vingt centimètre du seuil un pigeon . Ce pigeon n'aura même pas le temps de lui faire genre " t'as des bottes, mon pote elles mebottent ..." que celui-ci pris de panique s'enfermât dans sa chambre ... Comme tout ceux qui avaient lu "Le Parfum" , j'avais adoré l'écriture de Patrick Süskind qui me donna cette impression de me fondre non pas à côté du personnage mais plutôt de cette foule du XVIIIe décrit à ce roman au point même que j'ai refusé de voir son adaptation de 2006 au risque d'être grandement déçu . Allais-je revivre la même expérience à ce premier roman de l'auteur ? Pas du tout ! Peut-être parce que ce livre décrit le siècle dernier (XXe) et qu'aussi qu'à son intrigue , ben elle totalement inexistante . Mais ça ne veut pas dire que le portrait psychologique que Süskind dresse de ce misanthrope déduit de toute proximité n'est pas séduisante à lire . L'histoire de ce Jonathan Noel âgé d'une cinquantaine d'années occupant une chambre de bonne exiguë à Paris depuis trois décennies et occupant le même poste de vigile pour une agence bancaire est plaisant à lire . Contenant cent-vingt-cinq pages - aux Editions "Fayard " (je me suis contenté du 66 pages au "Livre de Poche") , il est loin d'être ennuyant . Dénue d'histoire , il faut donc s'attacher à sa petite vie qui va se voir bouleverser du à un pigeon . Il faut savoir que la vie de ce bonhomme en soit à subi un sérieux traumatisme des son enfance et quelques évènements chaotique en grandissant : une déportation de ses parents dans les camps durant la seconde guerre mondiale (Drancy) , lui et sa petite sœur se retrouveront dans un train roulant vers le sud dont des hommes complétement inconnus leur feront traverser un pré les trainants à travers un bois les mettant à nouveau dans un train qui roula toujours dans la même destination ou un oncle qu'ils n'avaient jamais vu ira les chercher à Cavaillon qui les emmènera dans sa ferme près de la localité de Puget dans la vallée de la Durance pour les cacher jusqu'à la fin de la guerre , l'exigence de son oncle pour qu'il s'engage à l'armée pour trois ans dont la première occupé aux désagréments de la vie grégaire et brutale des casernes année , la seconde ou il sera embarquée pour l'Indochine et le troisième qu'il le passera à l'hôpital avec une blessure au pied , une blessure à la jambe plus une dysenterie amibienne . C'est pas fini dans le domaine du chaos : à son retour de Puget en printemps 1954 , sa sœur avait disparu : immigrée au Canada ..lui dit-on ^^. C'est toujours pas fini : l'oncle exige que son neveu se marie dans les plus brefs délais . Mariage arrangé avec une jeune femme venant du village voisin . Au bout de quatre mois , cette jeune femme mis au monde un petit garçon et dès l'automne de la même année elle filait avec le tunisien (AH le boulanger du "Le pain des français" de Fernand Raynaud , c'était lui ?) fruitier (ah non , c'est pas lui !) à Marseille (définitivement pas !) . Donc après toute ces péripéties , ce Jonathan Noel tira cette conclusion qu'on ne pouvait pas se fier aux humains et que le seul moyen de vivre en paix c'est de se tenir à l'écart en plus des railleries du village car ce qu'il le faisait chier c'est toute l'attention général qu'il suscitait et non pas des moqueries en elles-mêmes dont il n'en avait rien à battre. Alors , il prendra la décision de retirer toutes ses économies à sa banque fit sa valise et prit le train pour Paris . La chance lui sourit deux fois : un travail et ce fameux logement de chambre de bonne au sixième étage .
En gros , "Le Pigeon" traduit les angoisses profondes aussi qu'absurdes de cet anti-héros ou encore comment la solitude peut nous rendre angoissé éprouvée devant certains objets ou un animal . Süskind pousse le lecteur à se questionner sur ses propres peurs , ses croyances sans jamais tomber dans la didactique ou la morale . Le livre tourne de ce personnage dont un incident ou accident nommé "pigeon" lui gâche sa journée qui devait être des plus banales . Une œuvre courte plutôt bien écrit dont on pourrait lui faire le peut lui reproche aux toutes dernières pages (dès la soixante-quatrième page) d'une fin fastoche .