Joachim Martin était menuisier à la fin du XIXè siècle dans le villages de Crottes (anciennement Grottes et maintenant Crots). C'est lui qui a posé un plancher dans le château dudit village.
Lorsqu'au début des années 2000, les nouveaux propriétaires du château décident de refaire le plancher, ils découvrent 72 textes écrits sous les lattes. Ces textes avaient été écrits par Joachim Martin:
« Heureux mortel. Quand tu me liras, je ne serai plus »
Jacques Olivier BOUDON, historien décida d'en faire un livre, de s'aider de ces texte spour dresser (aidé des archives) le portrait du village, de ses habitants, de la politique locale, de Joachim Martin.
Il est assez saisissant de s'imaginer le geste d'écriture de ce menuisier faisant don au futur de ses pensées, écrivant dans l'anonymat faisant le pari que nous aurions connaissance de son écriture.
L'ensemble se lit facilement, et la personne de Joachim Martin se dégage peu à peu de ses phrases grâce à la mise en perspective de l"historien. Nous avons là une sorte de capsule temporelle, bouteille à la mer.
On y découvre ses inimitiés, son implication locale, une certaine vision du monde...
Je vous mets deux de ses pensées écrites sous les lattes du plancher: (sachant qu'il a aussi réaliser d'autres planchers dans les village et dans les château, nous ne sommes peut-être pas au out de nos surprises
« Je siffle et suis gai et pourtant j’ai fait le plancher sans goutte de vin, réduit à boire l’eau sucrée et quelque bâton de chocolat par ma conduite déréglée. Sois plus sage et tu seras heureux. Martin. »
« Marié en 1868 avec une fille Robert Ex Maire des Crottes, agée de 18 ans simple et modeste n’ayant jamais vu aucune pine avant son mariage avec moi. »