Accordons à ce récit le double mérite de l’étrangeté et de l’ambition — lesquelles n’ont certes jamais garanti grand-chose. Le Pornographe timide est atypique, et pas seulement pour son titre. Ni génial, ni nul, mais pas moyen non plus, il vaudrait 3 ou 7 sur une échelle de 10 — pas entre 3 et 7, pas 5…
La société qui sert de cadre à l’intrigue inquiète, et nous est étrangère — on devine un genre de dystopie organisée autour de l’industrie du sexe —, mais pas assez pour y gagner la richesse d’un Meilleur des mondes ou d’un 1984. L’intrigue elle-même — le coup du témoin malencontreux, sur fond d’images interdites — fournit une trame évidente, mais pas assez évidente pour structurer puissamment le récit. Qu’on imagine William Burroughs s’essayant malgré lui au roman noir, et on aura une idée du style du Pornographe timide...
Du coup, trop atypique ou pas assez ?

Alcofribas
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le 8 juin 2015

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Alcofribas

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