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K's choice
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le 12 juin 2014
Combien d'hommes libres sont ils jugés de leurs libertés ?
K est un homme comme on peut en rencontrer chaque jour, pris dans l'engouement fatal du jugement des hommes, et de la machine infernale de la bureaucratie. Il existe parmis les autres. Vivant sans le savoir donc mystique de sa propre chute.
Chaque chapitre, est un épisode. Victime du jugement, d'un monde trop petit se rattrapant à son être, sa condition d'homme trop bon lui fait rencontrer les secrets, les perversités, les jugements, les jalousies de chacuns et de chacunes. Il en est le témoin. Il en est le bouc émissaire malgré lui, malgré tout le monde. Témoin de l'absurdité, témoin du vacarme infernal de la vie ici-bas, il est trop bon pour ce monde. Cauchemardesque est la chute; un enfer sans nom ni révélations.
Personne ne le respecte réellement; ni ses maîtresses, ni sa famille, ni son avocat, ni ses collègues ; c'est un homme qui a construit sa propre vie en servant uniquement son prochain et qui est victime du décor tombant.
K est toutes les choses que chaque être redoute en chacun d'eux-mêmes, dans la mesure où il vie entre tous, si bien qu'une relation, des trajets, lui sont imputés ou reprochés.
K est un pauvre homme victime des hommes, au moment où le procès des hommes se met en marche, il glisse, il s'aventure entre les rails, les histoires, les relations secrètes, les vices de chacuns, plus il cherche à comprendre, plus il se fraye un chemin vers sa chute définitive, plus il évolue naturellement, à la fin, ses aventures le mènent à la volonté commune de se débarrasser de lui. Son vrai visage parmis le bal masqué, l'ont mené dans l'intimité des hommes au moment du point de bascule. Il était foutu d'avance.
Débarrassé au beau milieu de nulle part, telle est la fin pour un homme qui s'est aventuré dans la lumière réelle par épisode tout du long de cette mascarade.
Il n'a pas la réponse, il ne l'a jamais, car sa vie est un leurre.
Des écoutes, des surveillances, des procès vides, au vingt et unième siècle on jugerait cela de schizophrénie ou de banditisme. Refus d'obtempérer. Hallucination. Le monde est une farce kafkaienne; la bureaucratie sert les intérêts des morts ; nous sommes tous morts. Peu sont vivants. K est vivant. Il agit spontanément et honnêtement à des situations, terrifié par un procès de l'absolution de ses péchés, mais innocent de quoi ? Innocent de tout. Coupable de tout. C'est la vie d'un homme qui se joue.
Dans la mesure où tout ce beau monde factice pue la carne, la pièce des fictions humaines, se joue entre peu de choses, comme sur une existence pauvre ou indépendante de la scène de cette farce délétère.
C'est le procès métaphysique d'un homme où tout le monde a tout à se reprocher qui se joue en fait.
Quelqu'un, quelque chose a frappé en premier, lui ou un autre, peu importe, le reste découle, tout le monde est dans le même bateau, tout le monde rame, mais aucune pitié pour les pauvres, seuls les hommes libres se noient dans l'enfer du quotidien et du procès des hommes ; des regards, des rumeurs, des préjugés, des discriminations, des jalousies; il faut si peu de choses pour tomber en enfer, plus besoin de lois, le reflux permanent tout autour de lui s'occupe du reste; il ne reste que l'absurdité de la bureaucratie et des lois pour en rendre compte, c'est en cela que K serait innocent de quoi ? De rien. De tout. C'est un homme qui a vécu comme il le pouvait.
Débarrassé et tué comme un chien; il n'y a pas de lois qui rendent compte de la complexité de la vie d'un homme coupable de vivre.
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Créée
le 22 févr. 2026
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