Au Japon la nourriture est au centre de la vie, la gastronomie atteint des sommets et cuisiner est une activité on ne peut plus sérieuse. Les Japonais ont ceci de commun avec les Français, capables de parler de plats et de recettes tout en mangeant, un trait énigmatique pour nos amis anglo-saxons qui n'ont jamais rien compris au sujet. Bref.
Ici donc, une jeune femme rentre chez elle et trouve un appartement vidé, à l'exception d'un pôt de fermentation de légumes. Son petit ami l'a quitté du jour au lendemain, sans laisser de traces et en embarquant presque tout. Chagrin et désoeuvrement la convainc de retourner chez sa mère à la campagne. Une mère froide et égocentrique qu'elle n'aime pas. La jeune femme a été élevée par sa grand-mère, véritable cordon bleu qui lui a tout appris tous ses secrets de cuisinière. A vingt-cinq ans la voici qui retrouve le nid familial, aux côtés d'une mère fantasque qui a pour animal de compagnie un cochon nommé Hermès. Sans revenus, elle exploite ce qu'elle sait faire et décide d'ouvrir un restaurant, l'Escargot. Une seule table, sur réservation. Mais voilà que la spécificité unique de l'établissement, hormis sa cuisine de haute qualité, est celle d'accomplir les souhaits les plus profonds de ses clients...
Affublé d'un solide sens de l'humour, tout en contant une fable loin d'être superficielle, on se laisse mener de bouillons en volailles à découvrir des personnages improbables, dans une chronique familiale étonnante. La vie peut être belle, très belle, mais si elle ne l'est pas tout le temps.