Dans les romans du XIXème siècle, et peut-être de façon plus notable encore concernant Zola, la description des lieux est prépondérante : nous ne sommes pas encore dans la civilisation de l'image et il faut donc permettre au lecteur de visualiser des lieux inconnus.
Ca peut donner des pavés importants. La plupart des romans des RM sont assez longs, entre 5 et 600 pages, écrits plutôt en petits caractères. Là, j'étais assez "enthousiaste" : 3-400 pages et des gros caractères. Mais en fait, tout dépend de ce qu'on en fait.
Ici, le scénario tient sur une page et les descriptions sur toutes les autres pages et l'avantage, quand on a compris ça, c'est qu'on peut lire encore plus vite (en ne fixant pas sa concentration sur les descriptions).
Prenons les côtés positifs : dans ce roman, les gens sont "sauvables" par Zola. Pas tant de tares ataviques à éviter, les gens y sont bienveillants autant que la société corsetée de l'époque le permet, ils sont travailleurs et à part la crédulité envers la religion et l'ordre établi, rien n'est à mettre à leur charge. Ca fait du bien.
Mais ça ne fait pas un bon roman.