« Le sel de nos larmes » est un roman de Ruta Sepetys, une auteur que j'affectionne pour les deux chefs d'oeuvre qu'elle a écrit : « Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre » et « Big Easy », avec une tendresse particulière pour le second.
En lisant le résumé du bouquin, j'ai eu peur qu'il ressemble trop à « Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre », mais en fait c'était très différent, tout en étant fortement lié, étant donné le fait que Joana Vilkas, l'un des personnages principaux est la cousine de Lina Vilkas, l'héroine de « Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre »
Comme beaucoup de personnes je suppose, je n'avais jamais entendu parler du naufrage du Wilhelm Gustloff. Et comme d'habitude, Ruta Sepetys nous offre un éclairage très intéressant sur la seconde guerre mondiale, en alternant les points de vue, et en nous apprenant un certain nombre de faits qui sont, la plupart du temps ignorés car non abordés dans les programmes d'histoire ou autre …
Les personnages principaux sont très attachants. La romance entre le mystérieux Florian et Joana est plutôt prévisible mais bien menée, sans tomber dans le cliché ou la trop grande rapidité. C'était remarquablement bien écrit. J'ai une affection particulière pour le Poète des Chaussures, qui était un personnage magnifique à mes yeux. Le petit garçon perdu était extrêmement touchant, et même Eva la désolée est un personnage que j'ai trouvé intéressant, et qui malgré son égoisme -somme toute compréhensible parfois- m'a beaucoup plu. Le seul qui n'a pu trouver grâce à mes yeux, malgré une certaine poésie dans ses lettres, c'est Alfred. Plus j'en ai su à son sujet, moins je l'appréciais !
Le style de l'auteur est sobre, mais poétique. Ruta Sepetys sait comment toucher notre émotion, sans pour autant en faire trop. Avec le thème de ce livre, elle aurait pu tomber dans le pathos et la surenchère émotionelle ; il n'en est rien. Tout est juste.