En 1941, au début de l'Occupation, un homme et sa nièce sont obligés de loger dans leur maison un officier allemand, Werner Von Ebrennac. Celui-ci, francophile, essaye en vain d'engager la conversation avec ses hôtes bien malgré eux. Il leur parle de son amour de la France, de la littérature, de la musique, de son espoir de voir naître le rapprochement des deux peuples, de son désir de fraternité. Mais il se heurte au mutisme immuable de la jeune fille et de son oncle, qui ne disposent que du silence pour résister à la barbarie nazie.
Ce livre est en lui-même un acte de résistance étant publié dans la clandestinité en février 1942. C’est le premier ouvrage publié par les Éditions de Minuit . C'est le texte inaugural de cette maison d'édition clandestine qui montre que l'écrit est essentiel dans tout mouvement de résistance, que cela soit hier ou aujourd'hui..
me frappe.
Car je ne peux faire que des liens avec aujourd'hui où l'écrit et la culture en général sont bannis, censurés, attaqués par des gouvernements autoritaires à la solde du fascisme ultra-libéral. Nous avons en France un groupe capitaliste d'extrême droite (c'est un pléonasme) qui domine le monde l'édition. Ainsi, j'ai appris récemment qu'Astérix est sous son joug. Ne parlons pas des media à sa solde qui multiplient les discours obscènes et populistes. La France est déjà entrée dans l'âge de la barbarie et cette fois on a pas attendu d'être envahi.