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le 22 mai 2022
SuivreCritique de Shaynning
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Dans ma quête de trouver des romans Fantasy novateurs, je suis tombée sur celui-ci. Une princesse qui aime jardiner, un meilleur ami transformé en poireau et un nom de royaume quand même drôle, j'ai donc regardé de plus près ce petit roman, premier d'une trilogie pour le moment. Il y du bon et du déjà lu.
La princesse Imogène est la fille unique du couple royal du royaume d'À peu près. Elle a une passion potagère qui ne fait pas la joie de sa mère, Cléor, mais qui n'a pas l'air de trop trop déranger son papa, le Roi narcoleptique Adhémar VIII. Un jour, un individu bien crâde qui bave de façon excessive vient demander la mains de la princesse pour avoir l'opportunité de devenir Roi. Pour se faire, il fait chanter la famille royale en usant de la magie de Larcyma, une sorcière qui perd son temps à freiner la course du temps sur son corps. La fausse jeune sorcière cré une potion qui va transformer Guillaume, meilleur ami de la princesse Imogène, en poireau. En échange de l'antidote, Imogène devra consentir à son union avec le baveux baron narcissique. Bien sur, vous vous en doutez, l'amatrice de légume n'a rien d'une plante verte, elle va donc s'atteler à aller dénicher un antidote chez un magicien terré dans les montagnes de Travers.
Donc, dans les trucs amusants, il y a Marinette la domestique qui est, à toute fins pratiques, la vraie chevalière de la situation, avec sa grande force. Ç'aurait été plus novateur de la faire plutôt costaude qu'obèse, parce que sinon c'est un stéréotype en même temps. Les dames de compagnies et les servantes sont souvent massives, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être pour souligner la minceur des princesse? Aussi, ce chevalier poule mouillé est formidablement accessoire, voir inutile. Lui, c'est une plante décorative, chose rare chez les chevaliers. Imogène, quand à elle, fait parti de cette vague de princesse qui font autre chose que d'entrenir leur stupidité et leur apparence, comme leurs proches leur impose. En ce sens, Imogène est de son temps. Je peux citer un certain nombre de personnages comme elle qui aiment se salir, préfèrent la nature et les travaux manuels. Par contre, je constate qu'on a pas beaucoup fait bouger leur fond. La majeure partie de ces "nouvelles princesses" plus affirmées et dégourdies restent "des filles à marier". On a donc encore peu de vraies politiciennes en devenir et encore beaucoup des prospectes au mariage. D'ailleurs, c'est le sujet du roman.
En ce qui concerne le Méchant, là, franchement, on reste dans le gros cliché habituel. Il est vraiment moche, comme d'habitude, égoïste, comme d'habitude et mégalomane, parce que franchement, on ne sait pas écrire les antagonistes ces temps ci. On pire, on en fait des raclures d'amoureux toxiques ou au mieux, des Gros Méchants juste méchants parce que ce sont des Méchants. Oui, je considère les amoureux toxiques pires que les Gros Méchants, parce qu'aimer en faisait mal c'est totalement tordu. Bref. Le problème dans les deux cas est qu'ils sont désespérément plats et trop utilisés qu'ils en deviennent agaçants et/ou assommants. Bref, le Méchants m'inspire une indifférence qui se rapproche d'une envie de sieste. C'est dommage, car on est dans un type de roman qui avait des intentions de revoir des clichés, comme j'en ai trouvé plusieurs autres. Toutefois, ces romans ont souvent ce problème du Méchant classique manichéen qui n'a aucune personnalité. J'ai hâte qu'on réinvente réellement les figures qui confrontent les protagonistes. On sortirait enfin de cette idée qu'il y a des "héros" et des "salauds". Surtout qu'on a des romans en ce moment qui idéalisent la combinaison des deux.
Il y a aussi une tentative avec la sorcière Lacryma, qui est jolie, mais on tombe dans le piège courant de la sorcière superficielle ( comme la Reine maléfique dans Blanche-Neige, en somme). Ça aurait été intéressant qu'elle soit juste jolie sans que ce soit lié à des potions et à son refus de vieillir. Et que sa magie ne soit pas dégoutante, comme les sorcières Méchantes habituelles. On a l'air d'oublier constamment que les "vraies sorcières", les guérisseuses et les apothicaires, sont des connaisseuses de la Nature, donc des plantes et des éléments. Donc, pas besoin des trucs dégueu qui n'ont aucunes raisons d'être.
J'aimerais bien un jour voir autre chose qu'une Reine qui est en désaccord avec sa fille sur la question des manières, ça aussi, c'est lassant. Une maman qui espère un futur glorieux pour sa fille, c'est encore trop demander? On a du mal avec le cliché de la Reine trop exigeante, parce qu'on a du mal à revoir les clichés féminins, je pense.
J'ai bien aimé cette péripétie tranquille où on a eu des abeilles voltigeuses qui font des formes dans les airs ( comme les poissons dans le film Nemo). Entre les guêpes tueuses et la réalité, il y a eu une marge, finalement!
En somme, on a des tentatives de sortir des clichés, mais il en reste encore beaucoup. On a des noms de lieux amusants, un princesse entreprenante et un univers globalement joyeux légèrement humoristique. Une petite série de roman Fantasy inspiré du Merveilleux qui peut plaire à des jeunes lecteurs du 2e cycle primaire qui aiment des histoires courtes.
Pour un lectorat intermédiaire du 2e cycle primaire, 8-9 ans+
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Littérature jeunesse de 2026, Shaynning: Lus en 2026 et Olibrius: Amitié Garçon-fille
Créée
le 11 mai 2026
Critique lue 7 fois
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