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le 6 août 2013
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Je suis sociologiquement prédisposé à aimer Desproges : mes parents écoutent France Inter. Par ailleurs, j'aime lire, j'ai remarqué au bout d'une douzaine d'années que quelque chose ne tournait pas...
J’engage quiconque ignore en quoi consiste le travail du « Tampographe » Sardon – Vincent de son prénom – à quelques recherches internet, mais j’imagine que l’hypothétique lecteur de cette critique le sait déjà. (Un indice : dans « Tampographe », il y a (presque) « tampon ».)
Pour éviter l’effet catalogue toujours regrettable dans ces cas-là, Sardon a choisi la forme du journal – entre septembre 2007 et août 2011 –, qui n’a évidemment rien d’intime mais propose, entre quelques considérations techniques sur la fabrication de tampons et des notations plus ou moins lapidaires (« 14.01.08 / Je pue mais heureusement, j’ai pas d’amis. »), beaucoup, beaucoup d’illustrations, les deux tiers consistant en des reproductions des tampons ou de leurs empreintes. Ça et là, quelques planches tirées des « safaris » au cours desquels l’auteur, devenu photographe pour l’occasion, a gardé trace de looks improbables (généralement colliers de barbe et chevelures blanchies) croisés au hasard d’une Fête de l’Huma ou d’un défilé du 1er-Mai. (On peut penser à Hans Eijkelboom, en moins systématique.)
Tout cela peut se lire dans l’ordre, ou se feuilleter.
On se retrouve ainsi avec deux cent cinquante pages assez représentatives de son œuvre, entre cynisme revendiqué, faux je-m’en-foutisme et rejet du mignon sous toutes ses formes. En filigrane – et sans doute plus dans la démarche que dans le discours – transparaît aussi un éloge de l’artisanat.
Créée
le 22 juil. 2026
Critique lue 3 fois
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