J'aime à faire le parallèle entre la nouvelle Le Horla et le court romain Les abeilles.
Dans les 2 cas, les auteurs font monter la tension du narrateur (ou narratrice) en se plaçant de son point de vue. En développement ses émotions ou ses pensées qui dramatisent crescendo - et petit à petit - la situation.
La particulier de Yoko Ogawa et son principal apport est sa sensibilité et cette incroyable capacité à poser une ambiance sans faire l'usage de description explicite.
Point d'exclamation révoltée comme dans le Horla.
Mais les obsessions se manifestent tout au aussi clairement au fur et à mesure où les non-dits commencent à provoquer des effets émotionnels.
En résumé, un livre sur la puissance de l'imagination de l'être humain digne héritier du Horla.