Avec ce cadre simple et récurrent - visite du voisin de 4 à 6 - en vase clos - deux maisons isolées - Amélie Nothomb a les mains libres pour faire de l'exercice littéraire.
Le roman est une fugue musicale coincé dans un carquois rythmique mais avec des développements et des arpèges différents à chaque ritournelle.
On attend avec plaisir et sourire la prochaine occurrence de la visite, elles deviennent savoureuses. Que va trouver notre couple de protagonistes à dire ou à faire face à l’implacable voisin. Des envolées de notre ancien professeur de lettres classiques au charnel des voisins encombrant, tout y est.
C'est drôle, parfois érudit, un tantinet hitchcockien, touchant à propos de kyste. On en reprendrait bien comme le kyste avec la soupe.
Et comme toute bonne fugue une pirouette sort le récit de sa boucle, fait quelques voltes périlleuses la mort est frôlée et on retombe sur ses pieds mais un peu étourdi et surtout diverti.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.