Un premier contact avec Nothomb qui me laisse sur ma faim...
Longue nouvelle ou court roman, "Les Catilinaires" fut une lecture entamée le matin dans le métro, pour s'achever tranquillement le soir... Ce fut surtout mon premier contact avec Amélie Nothomb, et le moins qu'on puisse dire c'est que je suis un peu circonspect. Je n'arrive pas encore à savoir si j'ai aimé ou non.
La première page est pleine de promesses. Pourquoi le narrateur hésite-il à ce point à positionner le commencement de son histoire ? Alors je me lance, plutôt confiant. L'histoire débute avec ce couple de retraités qui s'exile à la campagne dans une maison isolée, avec pour seul voisin un médecin, Palamède Bernardin, qui vient se présenter. Avare de mots, il reste pourtant 2h, créant une sensation de malaise, puis s'en va. Pour revenir le lendemain, même horaire, même durée... Et ce indéfiniment.
Le couple ne sait comment réagir, les fondements de leur relation se lézardent petit à petit face à l'obtu personnage venant perturber leur quotidien naissant de retraités.
Ce court roman a tout de la fable, si ce n'est que la morale finale n'en est à mon sens pas une. Or une fable sans réelle morale est pour moi un peu vaine...
Ensuite, niveau style, je n'ai ni apprécié, ni détesté. Peut être aurait-il fallu que je commence avec un roman plus long de cet auteur, laissant sa plume s'épanouir. L'a priori est positif cependant.
J'arrive à la fin de cette critique et je ne sais toujours pas quelle note lui mettre... Disons 6, parce que l'idée de départ m'a séduit. A relire à l'occasion.