La guerre est finie. De ses cendres émerge un nouveau système politique qui impose à tous le Relativisme. Tout allait relativement bien jusqu’au jour où un dénommé Jones prétend connaitre chaque événement un an à l’avance…
C’est une tâche ingrate de résumer en une poignée de mots un roman de Philip K. Dick. Résumer un tel roman c’est nier sa complexité, car oui, Les Chaînes de l’Avenir parle aussi de mutants et de monstres, de croyances et de totalitarisme, du terrestre et de l’extraterrestre. Et tout cela en moins de 300 pages.
Cette débauche de sujets évoqués est à la fois le plus bel atout de ce livre mais aussi son pire défaut. PKD nous emmène comme d’habitude dans un univers foisonnant et intriguant. Mais, comme d’habitude, il nous largue dans ce monde sans explications préalables. Ainsi, si les enjeux du récit sont clairs, l’univers dans lequel les personnages évoluent ne l’est pas nécessairement. Il est par exemple difficile d’appréhender le fonctionnement de cette société ou plus largement les tenants et aboutissants du Relativisme.
Il faut aimer plonger dans l’inconnu pour apprécier ce roman. Il soulève beaucoup de questions auxquels le lecteur doit apporter ses propres réponses pour pouvoir avancer sans encombre dans le récit.
Les Chaînes de l’Avenir ce n’est qu’une petite histoire prenant place dans un univers comme il y en a tant d’autres. Mais, aussi anecdotique que soit cette histoire elle change la manière dont on perçoit notre monde. Et c’est sans aucun doute le plus beau des compliments pour un roman de Science Fiction.