Bluette politiquement vague
Sur fond d'impérialisme esclavagiste d'une planète périphérique à l'Empire naissant de Trantor, cette longue novella sans réel intérêt déploie les habituels défauts du "style" asimovien : personnages d'une affligeante pauvreté tant psychologique que typique, intrigue politiquement irréaliste (je ne donne pas 10 minutes d'espérance de survie aux acteurs de son histoire s'ils devaient être placés en monde herbertien), dialogues à pleurer. C'est un petit peu moins plat que ce qu'on découvre dans les préquelles de Fondation. Asimov ne vaut décidément que dans la nouvelle ou la démesure d'une cycle narratif considéré dans son ensemble. Pour le reste, reflet de la Weltanschauung d'un petit-bourgeois américain à l'imagination plutôt tranquillement combinatoire - mais mais très certainement pas visionnaire.
(et bien entendu, fût-ce un leitmotiv des auteurs de son temps, un moins pour le micro-despote-couard-efféminé-et-bien-entendu-vaguement-vicieux-pédé : j'en ai autant à dire de Herbert, mais au moins, aussi désagréable soit le procédé, ce dernier ne s'arrête-t-il pas purement et simplement à l'exotisme du cliché : il en fait quelque chose, tant narrativement que sémantiquement.)