Sous le vernis de la fresque romantique, Les Davenport dresse avant tout le portrait d’une jeune génération de noirs américains, au début des années 1900, au croisement de la fin de l’esclavage et des mouvements pour les droits civiques aux États-Unis.
Cloisonnée dans sa cage dorée, avec pour seule perspective de réussir un mariage qui honorera sa famille, Olivia quitte peu à peu son statue de jeune première, échappée d’un roman de Jane Austen, pour découvrir et embrasser le militantisme noir.
Chaque personnage, même dans ses tribulations amoureuses, vient apporter un contrepoint différent à la façon dont il/elle est présenté au début de roman. Chacun questionne ce que c’est que d’être noir aux États-Unis à cette période (et maintenant?) ; d’autant plus que nous savons, avant eux, ce que « l’avenir » leur réserve.