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Un uppercut
D'abord un drame, puis un thriller d'investigation à part entière, rempli de lanceurs d'alerte, de témoins inutiles et, fidèle à ce genre, une détective fatiguée (bien sûr, en conflit avec sa...
le 5 avr. 2023
Dans cette pièce, peut-être la première de ce bon Willie, on trouve les jeux de mots, les badinages dans lesquels Willie excelle déjà.
On retrouve aussi en germe la colère de Lear contre Cordelia, ici c’est le duc : ““Non, croyez-moi, Silvie est capricieuse, dédaigneuse, mélancolique, fière, désobéissante, opiniâtre, sans respect pour moi, ne se souvenant jamais qu’elle est ma fille, et n’ayant pas la crainte qu’elle devrait avoir pour son père ; et je puis vous dire que son orgueil, en m’ouvrant les yeux, a éteint toute ma tendresse pour elle ; et lorsque j’aurais dû penser que le reste de mes vieux jours serait charmé par sa tendresse filiale, je suis résolu à me remarier et à l’abandonner à qui voudra s’en charger ;-que sa beauté lui serve de dot, puisqu’elle fait si peu de cas de son père et de ses biens.”
Et nous pourrions continuer de trouver des thèmes récurrents,
mais cette pièce outre le plaisir qu’elle procure, me semble importante car elle contredit tous ceux qui veulent un autre Shakespeare que le William Shakespeare de Stradford, peu scolarisé et fils d’un modeste commerçant.
En effet, tous ces gens qui veulent un Shakespeare chic - à leur image, bien sûr, c’est à dire du beau monde – ooublient que les anglais de la renaissance et de bonne naissance faisaient dés leur plus jeune âge le voyage en Europe et en particulier en Italie, et eux ils connaissaient la géographie et savaient qu'aucune mer ne baigne ni Milan, ni Vérone,
écoutons Proteo (acte 2, scène 2)
"The tide is now:—nay, not thy tide of tears;
That tide will stay me longer than I should."
C’est l’heure de la marée, non pas celle de tes larmes. Ces flots-là m’arrêteraient plus longtemps que je ne dois.
Nous pourrions également écouter Launce (acte 2, scène 3) “Lose the tide, and the voyage...”
Mais William n’a pas eu la chance de Valentin (4,1): “ C’est un bonheur que je dois aux voyages que j’ai faits dans ma jeunesse, et sans lequel je me serais trouvé souvent bien malheureux. “
Shakespeare n’a pas connu les voyages et étant peu versé en géographie – il y a des dizaines de perles dans ses pièces – mais il était doué d’un immense talent...
Créée
le 11 juin 2025
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