Monique Wittig, dont les revendications philosophiques et polpolitiques sont à mon goût assez ridicule. Alors même que je me suis converti assez récemment au wokisme et affiliés, et m'intéresse assez sincèrement à la sociologie de gôche ainsi que les branches de philo qui touchent au wôkîsmê, je trouve ses idées immodéréments stupides, parce que plus que radicales, sont incohérentes.
J'étais tout de même très intéressé par son travail de prose qui voulait être original, tout comme je m'intéresse à tous les stylistes de la langue comme Faulkner, Joyce, Péguy, Céline, même à certains degrés Burroughs, je voulais voir de quoi ça en retourne en dehors du Corps Lesbien.
Si je salue donc le travail de sortir la langue du piège des locutions, des sens de la langue commune et d'interroger les mots, je dois cruellement faire la remarque suivante.. Monique Wittig manque bien malheureusement de génie. Qu'il se cultive ou qu'il se reçoive par tonnerre de Dieu, c'est désolant, mais tout le monde n'en a pas.
Je me retrouve presque comme devant du Duras ou même mes propres écrits médiocre, dans un vide émotionnel, une absence de transcendance.
Ce qui est ressort chez les écrivains pas très stylistes qu'on connaît tous, et qui compense de loin leur absence de travail. Une âme que je ne trouve pas ici, c'est dommage.
C'est pourquoi ma critique ne peut pas être constructive, parce qu'elle exige quelque chose qui n'a pas encore été fait qui relève du miracle.
Dostoevski qui compare le sang d'une femme qu'on tue a un verre d'eau renversé, au delà d'une comparaison, c'est une simplicité, un mouvement, et une vérité qu'on peut pas sortir comme ça. C'est des phrases qui tombent du ciel.
J'en suis donc désolé, mais peut être mes attentes sont de trop.
Est ce qu'on peut vraiment nous en vouloir tant que ça nous autres, d'être aussi médiocres?