Cavanna, cent ans déjà. Ah non ? Putain, il est tellement vieux, faut dire...
Ça tombe bien, puisque dans Les Ritals - et Les Russkofs, et en fait la meilleure de son oeuvre - c'est sa vie qu'il raconte.
Il l'a eu longue et fournie - sa vie - en creux et en déliés, d'un pays à l'autre, c'est un peu comme si un vingtième siècle anthropomorphe se mettait à parler.
Et dans une langue pas dégueulasse, vous pouvez me croire. Cavanna écrit comme il parle, avec une distinction et un vocabulaire à tomber ; surtout, il sait à quel point l'humour est précieux et la grivoiserie indispensable.
Rendez-vous service : jetez-moi ce vieux classique indispensable chiant comme la mort que vous vous coltinez depuis trop longtemps ; et lisez Cavanna.