Les Robots par Xavier Portebois
L'idée de base est brillante : inventer les fameuses trois lois de la robotique, et montrer dans chaque nouvelle comment elles peuvent être contournées ou distordues.
Le problème vient dans la réalisation de l'idée. Pour deux bons tiers des nouvelles du recueil, Asimov exploite des failles absurdes dans les trois lois, des grossièretés qui ne collent pas avec la diégèse scientifique. Résultat, on passe son temps à lire des récits du type :
- le robot ne se comporte pas comme il faut ;
- on cherche une raison à ça dans les trois lois ;
- on découvre que c'est un bug débile.
C'est un peu comme lire un Sherlock Holmes ou un Hercule Poirot, au final : on essaie de nous faire croire qu'il y a quelque chose de devinable, une faille de trouvable, mais en fait c'est juste impossible parce que la raison invoquée au final sonne creux.
Bref, un texte fondateur peut-être, mais qui a méchamment vieilli.