La période fin moyen âge, début Renaissance est une période absolument passionnante pour moi. L’obscurantisme s’efface peu à peu au profit de nouvelles connaissances et découvertes. La science prend sa place petit à petit. Du côté des femmes aussi, ça bouge. Elles revendiquent de plus en plus leur indépendance, et ont soif de contribuer à l’avancée du progrès.
Seulement voilà, les hommes ne sont pas tous prêts à ce changement et n’octroient pas si facilement une place. Se battre finalement, ça a toujours été une histoire de femmes...
A travers ce livre, nous suivons une bulle de liberté au sein d’une abbaye de moniales indépendantes et « assez » progressistes pour l’époque (mais néanmoins très strictes). Respectant leur vœu d’aider son prochain, elles profitent de la notoriété de Sainte Verane pour soigner les petites gens et développer des savoirs ancestraux issus des plantes qui les entourent : les Simples, ces herbes aromatiques aux vertues incroyables. Incroyables, oui, et meme magiques pour certains, au sens le plus diabolique qui soit.
Nous suivons l’histoire de ces femmes pleines d’abnégation pour Dieu mais aussi le commun des mortels par la lecture de très courts chapitres dédiés à chaque fois à un personnage de l’histoire. Cela rend le récit très dynamique et agréable, très prenant.
J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre que j’ai trouvé immersif et bien documenté (selon mes maigres connaissances). Si l’histoire est très romancée, on imagine malgré tout sans peine la situation dans laquelle se mettent ces soeurs, les enjeux politiques et religieux. Les faiblesses humaines et les déchirements intérieurs sont très parlants et tellement intemporels...
Un très bon moment de lecture, qui parle de l’évolution des mœurs, de la grande Histoire et de la faiblesse humaine.