La Tour Sombre épisode 2: Le junkie, la femme double et le Mort.

(Avertissement, je suis obligé de parler de la résolution de quelques intrigues. À vos risques et périls si vous êtes allergique au spoiler.)

Nous retrouvons notre pistolero après un saut dans le temps dû à un mauvais sort de son pire ennemi. Ce tome est fort intéressant, car nous pouvons le considérer comme un tome 1, car il a une allure d'un départ. Le premier tome présentait Roland le héros, Jake l'enfant et l'homme en noir, le terrible sorcier qui a détruit la vie du pistolero. Avant de disparaitre et de ne laisser que ses os, L'homme en noir a montré trois cartes représentant le destin de Roland Deschain: la tour, le pousseur, le prisonnier et la dame d'ombres. Elles ont fait la prédiction d'une horrible destinée, mais Roland refuse de tout abandonner pour autant. Pour lui, c'est la tour ou rien.


En tant qu'écrivain à mes heures perdues, je pense que pour une bonne histoire, il faut quelque peu malmener le héros ou les personnages importants. De ce fait, ce sont ses péripéties qui rendent, à mon sens, le voyage si incroyable et ce tome est bien plus riche que le précédent. Le voyage vers la tour est trop grand, trop épique pour notre héros et pour sa survie. Il va devoir rencontrer des gens d'autres dimensions via des portes interdimensionnelles qui se trouveront sur sa route. C'est-à-dire :


- Eddie Dean, un junkie du New York des années 80. Voici le prisonnier.


- Odetta Holmes, une jeune femme noire activiste en fauteuil roulant des années 60 dans la même ville que le précédent, mais dans une autre dimension. Sa seconde personnalité, Detta Walker, créera un dilemme moral pour nos protagonistes. C'est la dame d'ombres.


– Enfin, le dernier est Jack Mort, un tueur en série qui a comme méthode d'assassinat de soit pousser des objets lourds sur la tête de ses victimes ou bien les pousser sous des trains et autres véhicules lourds qui sera lié à un des protagonistes précédemment cités. Je vous le donne en mille, c'est le pousseur.


On peut aussi voir que ce tome à pour idée de développer un peu le monde du Pistolero, à savoir l'Entre-Deux-Mondes et notamment son bestiaire. On aura ici des créatures marines étranges, à savoir les " Homarstruosité. " Crustacé dérangeant et meurtrier, attaquant en posant des questions obscures. Nous verrons ici qu'ils sont même capables d'empoisonner et même d'handicapé le héros en lui coupant plusieurs doigts à sa main dominante, rendant sa maitrise de ses armes plus compliquée. Il devra son salut à ses nouveaux compagnons.


Malgré l'univers qui peut paraitre comme manichéen, car après tout, King nous a bien habitués à cette lutte sans fin du le bien contre le mal, c'est loin d'être le cas ici. Roland pourra se montrer comme salvateur, mais tout ceci reste de l'altruisme égoïste. Peut-être, ils les sauvent de leur situation, mais c'est avant tout pour se sauver lui et sa quête de la tour. Par exemple, c'est finalement en sauvant le prisonnier qu'il lui refile son addiction. Plus fort encore, ce sont bien ces esprits brisés par la vie et/ou par les gens qui se montreront plus héroïques que notre protagoniste qui a pourtant l'apparence d'un héros digne de contes chevaleresques. Si on se fit aux adaptations (plus ou moins glorieuses) de cette saga, on peut croire que seul Jake est important dans cette saga. Penser cela serait une erreur grossière, car Eddie et Odetta.

(qui trouvera l'équilibre intérieur et deviendra Susannah Dean, une femme équilibrée mentalement grâce à l'amour).

apporteront tout autant de choses à cette histoire et au héros.

Ce tome est surement un des plus importants de la saga (ils le sont tous, mais vous avez compris l'idée), mais il faut reconnaitre qu'il est assez peu inaccessible, car le lecteur n'est pas encore habitué aux sauts entre les mondes, mais une fois cette "gêne" passez, on a là un tome qui rend rêveur pour la suite.



quoi la suite?

trouvera t'il?

suivre t'on?

rattrapera t'il?

affaire à suivre


Critique de Terres Perdues: https://www.senscritique.com/livre/terres_perdues/critique/192684282

AxelCourdy
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le 19 nov. 2023

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