Un auteur aussi paresseux que son protagoniste ?
C'est l'histoire d'un type qui ne veut pas travailler, mais gagner de l'argent. Le sujet, assez banal, mais rapporté au monde du travail d'aujourd'hui pouvait être intéressant. Pourtant la forme dont Romain Monnery traite celui-ci est assez pauvre, et d'un profond ennui.
Divisé en trois parties, le roman raconte dans un premier temps l'arrivée de Machin (nom attribué au protagoniste) à Paris après ses études, et son premier job en tant que stagiaire dans une régie télévisée. Le héros, un peu naïf, passera alors la plus grande partie de son temps à être étonné du traitement réservé par le monde médiatique aux apprentis.
Après, quelque temps il décide de claquer la porte de ce stage, pour consacrer son temps à ne rien faire dans sa collocation avec trois autres personnes dont une pote de fac. Cette partie nous dessine alors un portrait ennuyeux des journées d'un paresseux ne sortant de chez lui que pour aller simuler sa recherche de travail à pôle emploi. Après quelques perpicies vécus par ses collocataires, on demandera alors à Machin de partir de l'appartement.
La dernière partie du roman est constituée d'une simili lueur d'espoir en décrochant un travail pour vendre des voitures dans un salon. Le protagoniste passera les premiers jours de son job à lire aux toilettes, avec une mention particulière aux différentes œuvres citées. Puis, après le décès de sa grand-mère, un changement radical aura lieu dans son esprit, et il deviendra alors meilleur vendeur de voitures du salon.
Remplis de cliché, paresseux, et sans trop de style, le livre se lit néanmoins rapidement grâce notamment aux courts chapitres n'excédent pas les trois pages. On espère que l'auteur aura plus de courage que son personnage principal dans son prochain roman.