6
8256 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Avant Limberlost, le Tasmanien Robbie Arnott a écrit deux livres somptueux : Flammes et L'oiseau de pluie, et donc, forcément, le risque de la déception existait, avec ce troisième roman, toujours situé sur la chère île de l'auteur. Non que ce soit un mauvais ouvrage, mais un peu fade, peut-être, avec de très longues descriptions de la nature, la nostalgie en bandoulière du temps où celle-ci était encore respectée par les humains. Fondamentalement, l'histoire est celle d'un adolescent, Ned, pendant la deuxième guerre mondiale, dont la famille vit difficilement des fruits d'un verger, alors que les deux frères du jeune héros ont été mobilisés. Entre la chasse aux lapins, pour en vendre les peaux, l'espoir d'acheter un bateau et la capture d'un dasyure, un farouche chat marsupial, l'été de Ned est classiquement celui d'un apprentissage de la vie. D'autres chapitres, en alternance, nous racontent ce que fut son existence par la suite, celle d'un gars taiseux, père de famille qui voit la Tasmanie changer mais qui sans cesse revient en pensée vers sa jeunesse, ses promesses et ses désillusions. La langue poétique semble cette fois-ci moins aérienne et l'écrivain donne l'impression de vouloir parler de beaucoup de choses : la guerre, le lien à la nature, la paternité, les peuples premiers, etc, sans véritablement approfondir aucun de ces thèmes. La lecture n'est pas désagréable mais elle manque de fluidité et il est difficile de s'y investir, avec le sentiment d'avoir déjà parcouru ce type de récits, auparavant. Pas de quoi fouetter un diable de Tasmanie, en définitive.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mes livres de 2024
Créée
le 8 janv. 2025
Critique lue 16 fois
6
8256 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8256 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8256 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème