Relativement concis mais instructif ; dans l'ensemble les références graphiques (notamment les projets présentés lors d'entretiens) posent de bonnes questions, même si j'aurais parfois aimé plus de détails sur leur utilisation, leur réalisation...
L'ayant lu il y a environ un an, j'ai replongé le nez dans ce livre dont je n'avais pas retenu grand chose si ce n'est le constat de médias numériques désertés par certains des acteurs de sa diffusion, et notamment des graphistes qui refusent de s'approprier ces nouveaux médias, préférant se perdre dans le luxe d'éditions artisanales.
Les textes, qui prennent plutôt la forme de courts articles, s'intéressent beaucoup à la question de la lecture à l'heure du numérique, d'internet, et interroge l'appropriation du texte par les lecteurs ainsi que la redéfinissions des rôles des créateurs et diffuseurs.
Marin Dacos présente sur l'idée du livre inscriptible, plus détaillée dans le Read / Write Book 1. Le texte de Pierre Cubaud interroge différents aspects plutôt généraux de la numérisation de textes. Annick Lantenois et Alexandre Dimos s'entretiennent avec Yannick James et les créateurs de Else if. Le premier au sujet de son projet d'études, Lire Gutenberg, qui visait à proposer une interface de lecture facilitant l'accès à la bibliothèque numérique du projet Gutenberg, les autres concernant leur projet de magazine numérique collaboratif visant à instaurer un débat au sujet du graphisme. L'ouvrage se conclut en s'éloignant un peu du sujet lorsque Florian Cramer interroge l'utilisation des outils numérique par les artistes et les designers.