J'aime bien écouter et lire Viktorovitch mais je souscris à cet article à charge qui démontre que le fondement de ce livre n'est pas aussi net et transclasse qu'il laisse le paraître : https://positions-revue.fr/limpasse-viktorovitch-une-rhetorique-creuse-pour-une-crise-beante/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwaE14cU9WNHA5RThwM251QXNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR5nAKIvB-x-faOJ2T8hYhzP5jmSs4ZL5CFAgoRcgM11_ZFX0fA51qj8LMd_NA_aem_MsO3Z7N8niJlOYFoqK8ebQ
Pour se faire une idée de Viktorovitch, on peut lire les raisonnements de Voltaire qui, tout éclairé et sympa qu'il était, défendait la bourgeoisie... et même la peine de mort.
Il n'y a pas de rupture depuis Macron, juste un lent glissement des discours vers la Réaction, compte tenu de la dégradation des conditions capitalistes depuis les années 70. On pourra reprocher à ce livre l'absence de vue d'horizon sur l'Histoire politique et économique.
Donc il faut lire ce bouquin mais garder une distance avec ce récit, tout comme il faut prendre une hauteur matérialiste envers Rosanvallon mais aussi Baudrillard. J'aime quand même tous ces bonhommes, ils font le taf que les marxistes ne font pas, à savoir décortiquer le récit dominant. Ils font beaucoup de bien dans un monde qui se dégrade à vue d'oeil.