Si elle a publié son premier roman en 1993, je n’avais jusqu’à aujourd’hui lu que deux ouvrages signés Agnès Desarthe. L’Éternel Fiancé en 2021, que j’avais adoré, et Le Château des Rentiers en 2023, qui m’avait passablement ennuyé. Cependant, la lecture musicale que l’auteure a donné de ce texte lors de l’édition 2023 du festival Livres dans la Boucle lui avait conféré une autre dimension (bien que j’ai dû partir avant la fin de la lecture, cette dernière ayant débuté avec beaucoup de retard, j’en ai gardé un excellent souvenir). Aussi, ce bon souvenir conjugué à un titre et un thème – la musique – qui me parlent, m’ont convaincu de donner sa chance à L’Oreille absolue, ma première incursion dans la rentrée littéraire 2025.
Hélas, je me suis une fois de plus profondément ennuyé en lisant ce livre – heureusement qu’il est très court ! Je n’ai pas compris où Agnès Desarthe souhaitait m’emmener. De plus, les nombreux destins qui s’entremêlent dans le récit peinent à former un tout cohérent. C’est très bien écrit, il n’y a rien à redire à ce niveau, mais cela ne suffit pas à faire de L’Oreille absolue un roman intéressant.