J’avoue avoir été décontenancé au début par ce policier Macbeth, « ancien » Junkie et redresseur de tort sans scrupule. Et puis au fur et à mesure de l’apparition de tous ses comparses, le doute n’était plus permis : NesbØ nous servait une resucée du grand William.
Remplacez Inverness par un casino et vous aurez le château de Macbeth. Pour le reste ne changez rien ; tous les personnages sont là, identiques à ceux de Shakespeare : Duncan, Malcolm etc…Même les sorcières prophétesses sont là également sous formes de prostituées asiatiques. Et la tempête souffle aussi sur la Lande la nuit du meurtre ! Parce qu’autant plagier le maître jusqu’au bout, poussé par Lady et shooté au bouillon (une drogue locale) Macbeth va assassiner Duncan, le préfet de police afin de prendre sa place.
Renseignement pris, il s’avère que c’est la maison d’édition Hogarth qui a eu l’idée de faire adapter les pièces du grand dramaturge par des auteurs contemporains. Tracy Chevalier s’est attaqué à Othello et Gillian Flyn à Hamlet.
Bon, pourquoi pas ? Mais en ce qui me concerne, la magie n’a pas opéré. Les personnages sont tout aussi caricaturaux que les originaux de 1606, les dialogues plats et souvent vides de sens et l’intrigue, fatalement, n’offre aucune surprise…