Lire le Magellan de Zweig, c'est découvrir une page d'histoire.
Celle de l'un des plus explorateurs de l'humanité.
C'est également découvrir un auteur : Stefan Zweig.
La nouvelle traduction est pleine d'humanisme et très fluide.
J'aime penser qu'elle est à l'image de l'écrivain.
Pourtant lorsqu'il écrit le livre (1938), l'écrivain est déjà diablement tourmenté. Et cela le mènera au suicide quelques années plus tard (1942).
C'est avec talent mais aussi avec la conviction d'un homme de valeur qu'il s'imagine aux côtés de l'explorateur.
Le découvreur du détroit qui porte son nom n'a pas eu la partie facile.
Le récit semble fidèle à l'Histoire (avec un grand H).
Son attrait est donc double :
- lire une biographie passionnante
- qui reste fidèle aux faits établis.
Un mot sur le fond de l'oeuvre : il est centré sur la vie de Magellan à partir de ses 35 ans environ.
Quelques brides sur sa jeunesse et ses premières (passes d')armes.
Mais l'essentiel de l'ouvrage est centré sur le voyage qu'il entreprit et qui vit l'un de ses navires faire le Tour du monde en presque 3 ans.
Personnellement j'ai pris un grand plaisir à suivre le parcours le long des côtes brésiliennes et argentines. A l'aide de carte additionnelle.
Car je regrette que l'éditeur n'ait pas eu le bon goût de l'inclure au livre.
A défaut il a eu au moins l'idée d'y annexer les étapes clés du parcours de Magellan.
Un livre donc idéal pour ceux qui veulent découvrir l'écrivain et qui se passionnent pour l'Histoire.