Un vieux prêtre montagnard raconte un épisode survenu dans son village. Ce qui l’intrigue, c’est la vieille femme qui lui rend visite, et qui pourrait être la compagne d’infortune du bûcheron, dans « La Mort et le Bûcheron » de La Fontaine.
En quelques lignes, on se retrouve hors du temps et de l’espace.
Maison des autres est incontestablement un beau et triste récit. Et finalement la chute passe au second plan, derrière l’évocation de la vie rude des montagnes, des jours d’hiver sans fin, du désespoir taciturne et solitaire, des « bergers » à qui « à soixante-dix ans passés, il venait […] des barbes et des traits de saints, des yeux plus clairs et plus bleus que ceux d’un enfant, de sorte qu’on se sentait toujours coupable quand ils vous regardaient en face » (p. 53).
Et comme toujours dans les bons livres, il y a tout ce qui n’est pas dit.