Mars
7.8
Mars

livre de Fritz Zorn (1975)

Comment 315 pages peuvent délibérément vous faire entrer dans cette atmosphère de malaise, de tristesse et de mélancolie, et pourtant réussir à vous garder, haletant, jusqu'à la fin ? Le style est simple, neutre, efficace. Chaque ligne vous transporte dans un degré plus profond d'interrogation sur la vie, les moeurs, les apparences. L'empathie créée par l'auteur à l'égard du narrateur (lui-même, à la fin de sa vie) est pourtant cassée par l'image qu'il donne de lui à quinze, vingt ans. On ne sait plus si on doit se sentir exalté par la perspective d'avoir une vie meilleure après avoir refermé ce livre, ou bien oppressé par tout ce qu'on y a appris sur le destin.
Toute la maestria de ces conflits intérieurs qui se reflètent en chacun de nous s'exprime par une phrase, la première : "Je suis jeune, riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul."
Emilie_Ade
9
Écrit par

Créée

le 14 sept. 2014

Critique lue 355 fois

Emilie_Ade

Écrit par

Critique lue 355 fois

1

D'autres avis sur Mars

Mars

Mars

9

Under-Breizh

le 14 janv. 2012

Suivre

Posthume

"Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul" Voilà comment débute le roman de Fritz Zorn, écrivain suisse, ancien prof à Zurich, mort d'un cancer à 32 ans. L'auteur...

Mars

Mars

10

Leo_Mance

le 6 mars 2021

Suivre

La poutre du voisin.

Lorsque j'étais enfant, dans la société que j'étais alors obligé de considérer comme la mienne, il était d'usage d'employer l'expression : celui-la, il devrait bien aller à Moscou. C'est ainsi...

Mars

Mars

5

Latrouille

le 21 janv. 2013

Suivre

Mars ou pire, l'ami !

La tentation d’être sympathique et compréhensif vis à vis de Zorn provient non pas de la mort imminente (à la rigueur, ça n’a d’intérêt que pour lui) mais en ce qu’il a identifié, sans réel ressort...