Mishima me laisse toujours perplexe : Écriture superbe , mais aussi, dérangement profond, tant envers ce culte des valeurs guerrières, qu'envers cette fascination pour la cruauté et cette sorte de perversité que beaucoup de japonais cultivent. Le sens de l'honneur qui va jusqu'au suicide lorsqu'on faillit, l'adoration sans limite d'un maître, cette philosophie dépasse un peu nos valeurs occidentales.
Dans Ken, Jirô Kokubu est capitaine d'une équipe de kendô et est très apprécié, particulièrement de Mibu, au point que celui-ci ne tolére aucune critique sur son capitaine et est prêt à supporter des punitions sévères pour se montrer à la hauteur de son idole... Cette nouvelle nous décrit les entraînements de kendo, très durs, mais aussi les rivalités entre capitaines, les jalousies naissantes ou ancrées.
Dans Martyre, Hatakeyama est un enfant cruel qui a pris Watari comme souffre douleur. La réaction de Watari aux coups est-elle vraiment saine ? Ce "jeu", malsain, va les conduire au point de non retour...