Douce Dibondo nous fait encore une fois le don d'une poésie exquise, puissante et agréable à lire. Comme dans les tirades de Gloria Anzaldùa, la frontière devient suture et la douleur bouture de textes savamment imagés. L'autrice nous invite ainsi dans un vaste univers intérieur aux expansions rhizomatiques. Le flottement propre à la nuit et aux mots deviennent des outils pour construire et détruire des ponts, communiquant un sens dense et singulier du vivre ; impossible qu'il ne résonne pas à l'intérieur. 8/10